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Faire des non-choix hasardeux ou des choix conscients



Ça y est, je suis revenue vivre sur Paris !

Et je reconnais : je suis en deuil…

Je m’autorise le deuil, et de prendre le temps de se laisser poser…


Dans ce deuil, il y a forcément de la tristesse, la perte de ce qui n’est plus.

Je traverse…

Patiemment…

Non, ne pas fuir mais choisir de vivre ce deuil pleinement.

Je sais que ce n’est qu’en accueillant la totalité de ce processus, qu’en vivant ce face-à-face avec moi-même que le cœur pourra être en paix…


Quatre années où ce projet a fait partie intégrante de ma vie. J’avais fait le choix de suivre un élan d’amour, d’y croire et de construire avec détermination, enthousiasme et joie.

Je ne regrette rien car cette expérience m’a aidé à grandir, à mûrir, à m’élever dans mon humanité. Et devant les forts inconforts, à entrer dans mes profondeurs pour y trouver mon essence (voir article précédent : les murs tombent).

Je crois que c’est vraiment ça : lorsque je fais un choix en âme et conscience, alors il est toujours juste, malgré les difficultés.


La tristesse est là, et en même temps, je ressens de la gratitude pour tous ces possibles. Gratitude que ce choix d’âme de quitter le projet puisse se vivre concrètement en sécurité et en toute liberté. Je suis reconnaissante d’être dans un pays où il est (encore) possible de choisir de vivre dans sa pleine authenticité, de pouvoir exprimer ce qui se vit en moi à travers cet article par exemple, et dans une liberté de mouvement reflétant l’action qui résonne juste, comme ici ce déménagement.


Ça n’a l’air de rien, mais ce n’est pas possible partout dans le monde, et j’en suis bien consciente.


Ce dimanche, nous retournons aux urnes, et je rends hommage à nos ancêtres de s’être battus pour que nous puissions exprimer nos voix à travers des élections pacifiques.

Aujourd’hui, je n’ai pas besoin de me battre (prendre des armes) pour exprimer ma voix. Cependant, je crois qu’il est essentiel de se rappeler que rien n’est jamais acquis. Aller voter, cela fait partie de cette liberté d’expression si précieuse et elle s’associe à la responsabilité de faire un choix conscient. Le non-choix hasardeux, ce n’est plus pour moi.


La vie ne répond pas si je ne suis pas l’actrice de ma vie. 

Choisir de partir ou de rester.

C’est mon choix, ma liberté et ma responsabilité.

Choisir de voter ou de ne pas voter.

C’est mon choix, ma liberté et ma responsabilité.

Choisir de faire la paix ou la guerre.

C’est mon choix, ma liberté et ma responsabilité.


L’important, c’est d’assumer mes choix, et d’être consciente que chaque choix a un impact sur moi, sur l’autre, et sur le monde.


Je ne peux pas honorer la vie sans faire de choix pleinement assumés. 

Je crois que lorsque j’assume mes choix, je ne peux faire qu’un choix d’Amour. Mon cœur est en confiance, il s’ouvre aussi bien pour accueillir l’Autre dans son humanité que le monde dans sa globalité. Nous nous rejoignons dans cet espace où nous n’avons jamais été divisés, partageant nos profonds besoins de Paix et d’Amour.

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